Le centre de vacances des Jacobeys, à Prémanon, a été construit, il y a plus de quarante ans. Il a fait durant cette période l’objet de nombreux aménagements et travaux (extension, piscine, rénovation intérieure…). Sa taille, sa localisation, son organisation, les capacités associatives, les nombreuses activités qu’il est en capacité de proposer en font dans le secteur des classes et des vacances un acteur important.
Comme beaucoup de structures du même type la question de la rénovation et de l’accessibilité s’est posée aux gestionnaires. Le projet a démarré après décision du conseil d’administration en 2007.
Très vite, le travail sur la faisabilité nous a conduit à proposer deux types de diversification. Celle des activités, car plus aucun centre ne sera viable avec le seul recours aux classes et aux vacances.
Partant de ce constat, l’architecture et le confort attendus doivent ainsi répondre à l’accueil de groupes constitués, d’individuels et de familles, valides ou en situation de handicap et des besoins d’organisation du site.
Nous avons donc retenu l’hypothèse de la création d’une unité d’ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) pouvant participer à l’ensemble des activités fonctionnelles du chalet (entretien, restauration, espaces verts, blanchisserie, matériel de ski, centre équestre…). Ce projet, frontière entre les deux directions métier de notre réseau (l’éducation et les loisirs, le social et le médico-social) présente l’intérêt d’allier :
■ l’exercice de fonctions valorisantes pour des personnes en situation de handicap,
■ un besoin local repéré pour celles-ci (pas d’ESAT sur le secteur)
■ et une réduction de charges qui permet ainsi la faisabilité de cet aménagement.
L’idée de créer une MECS (Maison d’enfants à caractère social) temporaire pour accueillir en séjour les publics qui en relèvent habituellement, a été approchée, mais bute à ce jour sur la question de la non-permanence de l’agrément (à suivre…).
Le centre de vacances des Jacobeys, à Prémanon, a été construit, il y a plus de quarante ans. Notre association a alors missionné un groupe de travail et un architecte pour tenter de concilier « dans les murs » l’ensemble de ces paramètres.
Ce chantier est aujourd’hui terminé et s’ouvre pour nous le vaste domaine du plan de financement des travaux et des aménagements. À ce jour, nous avons la quasi-certitude d’obtenir 50 % de subvention et deux pistes sérieuses de travail pour 30 % complémentaires. Même si les résultats sont positifs, la décision finale devra tenir compte de la capacité associative à investir, intégrer les coûts supplémentaires liés aux amortissements, absorber la période de fermeture liée aux travaux et observer l’état de l’évolution du marché.
La diversification des activités et des projets est une condition nécessaire. Est-elle une condition suffisante ?
F.TOLETTI
Directeur Général PEP 21