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Les primo arrivants et les enfants du voyage

Accueillir les primo-arrivants et les enfants du voyage :

 L’intégration dans notre société des familles issues de l’immigration pose la question préalable de l’accueil qui leur est réservé, premier indicateur pertinent pour elles de leur situation dans un nouvel environnement, administratif, social et culturel. La nécessité première est d’identifier les structures et repérer leur utilité, et cela d’autant plus si elles sont destinées à accueillir les enfants…

Quel sens peut bien avoir, pour certaines de ces familles, l’inscription d’un enfant en centre de loisirs ou de vacances ? Outre le poids économique de cette inscription, la dimension éducative est méconnue… ensuite, la méfiance par rapport à des comportements culturels mal compris conduit souvent à une hyper-protection des enfants qu’on hésite à confier à un animateur méconnu, ou qu’on n’autorise pas à partir vers des milieux tout aussi inconnus… donc perçus comme potentiellement dangereux… On ne passe pas facilement d’un milieu que l’on quitte pour cause de misère (ou de menace)  à un autre où l’Etat (ou le secteur associatif) prend en charge les enfants…

Il s’agit donc, prioritairement :
- d’éviter le repli communautaire ;
- de rendre ces familles confiantes dans les activités collectives ;
- d’associer parents et enfants dans les mêmes projets.
Associer parents et enfants dans un même projet
 Si les familles du voyage développent des comportements souvent identiques à ceux des primo-arrivants (méfiance à l’égard des collectivités et hyper-protection familiale), les raisons en sont à la fois semblables et différentes. Les gens du voyage ne sont pas des primo-arrivants, mais leur culture a intégré le rejet dont ils sont l’objet depuis des siècles.

La culture des terriens sédentaires s’oppose radicalement à une tradition nomade. Ce que cette culture-là, dominante, propose en matière d’éducation n’est qu’un mal nécessaire qu’il faut bien accepter pour vivre dans une société où l’on ne se reconnaît pas. Comment, par exemple, justifier l’apprentissage de l’écrit dans une communauté de tradition exclusivement orale ?…
Extr. L’École partagée, PEP-INJEP, 2002
 
 
 
Il s’agit donc, prioritairement :
- d’éviter le repli communautaire ;
- de rendre ces familles confiantes dans les activités collectives ;
- d’associer parents et enfants dans les mêmes projets.
 
 
 
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