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Historique des présidents

Xavier Léon (1868-1935), secrétaire général fondateur, de 1915 à 1935

 
Né à Paris, Xavier Léon étudie la philosophie en Sorbonne et consacre sa vie à cette discipline. Il fonde à 24 ans la Revue de Métaphysique et de Morale et peu après la Société Française de Philosophie. Il publie des ouvrages remarqués et organise en 1900 un congrès international de Philosophie. Rationaliste, il est l’ami de Buisson, de Liard et Durkheim.
Au début de la guerre 1914-1918, il s’occupe d’un hôpital installé dans un établissement scolaire. Il a l’idée de fonder des associations d’instituteurs pour venir en aide aux orphelins. Il obtient le concours du ministre Painlevé. Avec Liard, Lapie, Durkheim et quelques autres, il fonde un comité d’initiative et s’emploie à faire créer une association par département.
Il devient secrétaire général de l’œuvre et le restera jusqu’à sa mort.
 
 
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Louis Liard (1846-1917), président du comité d'initiative de 1915 à 1917

 
Agrégé de philosophie, docteur ès-lettre, Louis Liard enseigne dans le secondaire puis en faculté ; il devient ensuite recteur de l’académie de Caen. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la philosophie et sur l’université française. En 1884, il est nommé directeur de l’enseignement supérieur : il réorganise alors le système d’enseignement supérieur français et crée notamment les universités. Membre de l’académie des sciences morales et politiques, il devient en 1902 vice recteur de l’académie de Paris.
En 1915, malgré ses charges et la maladie, il accepte de présider le comité d’initiative qui préfigure la Fédération des Pupilles de l’école publique. Le 1er janvier 1916, il signe une circulaire qui institue le « sou des pupilles ». En 1917, lorsque le comité devient Fédération, il refuse la présidence en raison de la maladie qui l’affaiblit et dont il meurt quelques mois plus tard.
 
 
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Léon Bourgeois (1851-1925), président de 1917 à 1925

 
Nommé préfet par la « République républicaine » de 1877, Léon Bourgeois devient ensuite député, sénateur, neuf fois ministre, président du Conseil et du Sénat, puis président de la Société des Nations.
Au ministère de l’Instruction publique (qu’il a en charge par deux fois en 1890 et 1891), il poursuit l’oeuvre de Jules Ferry en réorganisant l’enseignement secondaire et en créant un baccalauréat « moderne ». Fondateur du parti radical, très soucieux d’améliorer la condition sociale des plus démunis, il défend l’impôt sur le revenu et la retraite pour les ouvriers ; il fait adopter la loi sur le repos hebdomadaire.
Il cherche à promouvoir le « solidarisme », mouvement qui affirme que la République doit être humanitaire et que les privilégiés doivent « payer leur dette » à l’égard des déshérités. Son intérêt pour l’éducation populaire le conduit à présider la Ligue de l’Enseignement. Premier président des « Pupilles », soucieux de la santé publique, il s’emploiera notamment à faire créer le sanatorium d’Odeillo.
 
 
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Paul Lapie (1869-1927), président de 1925 à 1927

 
Agrégé de philosophie et docteur ès-lettre, Paul Lapie enseigne en lycée et en faculté avant de devenir recteur de l’académie de Toulouse, puis directeur de l’enseignement primaire et enfin vice recteur de l’académie de Paris.
En 1915, c’est dans son cabinet et sous sa direction que se crée le comité d’initiative de l’œuvre.
Jusqu’à son arrivée à la présidence, il est un vice président particulièrement actif. Son impulsion est prépondérante pour le développement de la Fédération et des associations départementales. C’est sous sa présidence que « l’œuvre de guerre » se transforme en « Œuvre de paix » au service des victimes de « l’iniquité sociale ».
 
 
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Paul Painlevé (1863-1933), président de 1927 à 1933

 
Professeur de mathématiques à l’Ecole polytechnique, Paul Painlevé est un des plus grands théoriciens de l’aviation naissante. Elu député radical socialiste en 1910, il sera plusieurs fois ministre et sera par trois fois président du Conseil. En 1924, il est de ceux qui fondent le Cartel des Gauches, et sera à ce titre candidat (non élu) à la Présidence de la République.
En 1915, alors qu’il est nommé ministre de l’Instruction Publique, les fondateurs du comité d’initiative de l’œuvre des Pupilles viennent lui expliquer que les œuvres-non laïques obtiennent tous les fonds des quêtes publiques en faveur des orphelins. Il décide de faire agréer l’œuvre des Pupilles pour qu’elle puisse obtenir des fonds et aider les orphelins des écoles laïques. Sous sa présidence, les colonies de vacances et les écoles de plein air se développent. Il fait modifier les statuts de l’œuvre qui s’occupe désormais non seulement des orphelins mais de tous les enfants en difficulté.
 
 
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Théodore Steeg (1868-1950), président de 1933 à 1949

 
Théodore Steeg est agrégé de philosophie. En 1910, il entame une carrière politique. Député, sénateur, douze fois ministre, président du Conseil pendant quelques semaines, ce radical socialiste aura aussi été gouverneur général de l’Algérie, commissaire résident général au Maroc, président de la commission des colonies à la Chambre. Président de la Fédération des Pupilles et de la JPA dans la dernière partie de sa vie, il est, à l’âge de 70 ans, honoré par Léon Blum qui lui confère le titre de ministre d’Etat. Pendant la sombre période du régime de Vichy, il a maintenu le mouvement des Pupilles contre les pires ennemis de l’école laïque. Les aides sociales, les colonies de vacances, la santé des enfants fragiles sont les objectifs majeurs qui se développeront sous sa présidence et surtout après 1945.
 
 
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Edouard Herriot (1872-1957), président de 1949 à 1957

 
Agrégé de lettres, il enseigne au lycée de Lyon, puis, devenu docteur ès lettres, à la faculté des lettres de cette ville, dont il devient le maire en 1905. Président du parti radical pendant 35 ans, fondateur du Cartel des Gauches, Edouard Herriot a profondément marqué la vie politique française de son époque. Tour à tour sénateur, député, ministre (six fois), président du Conseil, président de la Chambre, il est déporté à la fin de la guerre 39-45. A la tête du ministère de l’Instruction Publique de 1926 à 1928, il amorce le rapprochement des lycées et des écoles primaires supérieures et prépare la gratuité de l’enseignement secondaire. Président de renouveau de l’œuvre après la guerre, il symbolise l’attachement des militants des « Pupilles à l’Ecole publique, à la laïcité et à la promotion de la solidarité ».
 
 
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Vincent Auriol (1884-1966), président de 1957 à 1964

 
Docteur en droit, avocat, journaliste, il est élu député pour la première fois en 1914 et sera constamment réélu. Nommé ministre par Léon Blum sous le Front Populaire, il le sera ensuite à diverses reprises (quatre fois). En 1940, il refuse de voter les pleins pouvoirs à Pétain et est mis en résidence surveillée avant de s’embarquer clandestinement pour Londres. Il est élu à la Présidence de la République en 1947 au premier tour de scrutin. En 1954, il se retire de la vie politique. En 1959, il refuse de siéger au Conseil Constitutionnel en signe de protestation contre l’évolution de la République vers un régime de pouvoir personnel.
Lorsque la Fédération des Pupilles vient le solliciter pour être président, il leur rappelle qu’il veut quitter toute vie publique, puis finit par accepter parce qu’il s’agit d’aider des enfants. C’est sous sa présidence qu’ont été créés le premier centre médico-psycho-pédagogique et les premières classes de neige.
 
 
 
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Aristide Beslais (1888-1973), président de 1964 à 1973

 
Agrégé de grammaire, Aristide Beslais est professeur de lettres à Montluçon puis à Paris. Appelé comme chargé de mission au cabinet du ministre de l’Education nationale de 1946 à 1947, il est ensuite nommé directeur de l’Enseignement du premier degré et le reste jusqu’en 1959. Il participe activement, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, aussi bien à l’œuvre des Pupilles – dont il est vice-président depuis 1947 – qu’à la JPA. Il met en place la collecte de la Jeunesse au Plein Air. En 1964, lorsqu’il accèdera à la présidence de la JPA, il facilitera sa transformation en regroupement d’institutions. La même année, il succède aussi à Vincent Auriol à la présidence des Pupilles. Dès son accession, il crée un bulletin interne mensuel de liaison.
 
 
 
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Jean Deygout (1929), président de 1973 à 1995

 
Agrégé de géographie, Jean Deygout exerce à Bourges. En 1960, il est nommé inspecteur d’académie et détaché en qualité de directeur de l’enseignement de la République du Niger. Rentré en France, il est chargé de mission au ministère de l’Education nationale, inspecteur général, directeur des personnels enseignants puis directeur des écoles. Il est ensuite conseiller auprès du ministre des Transports, puis président de la Compagnie Maritime des Chargeurs Réunis et directeur général adjoint de Chargeurs SA.
Alors qu’il est jeune professeur, Jean Deygout devient secrétaire général de la Fédération des Œuvres Laïques de son département et s’affirme alors comme militant laïque. Il est secrétaire administratif de la Fédération des Pupilles de 1961 à 1969, vice président de 1969 à 1973 et président de 1973 à 1995. Les réalisations de Jean Deygout à la tête des Pupilles sont innombrables : consolidation du réseau des associations, modernisation des institutions, amplification du rôle de la Fédération, participation aux combats laïques…
Dans un contexte économique défavorable, il a permis aux PEP de rester un grand mouvement social et éducatif.
 
 
 
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Christian Nique (1948), président de 1995 à 2000

 
Titulaire d’un doctorat en linguistique française et d’un doctorat d’Etat en sciences de l’éducation, Christian Nique a été inspecteur d’académie, adjoint au directeur des enseignements scolaires et conseiller auprès du Président de la République, François Mitterrand. Auteur de nombreux ouvrages et articles sur l’éducation et son histoire, il est professeur associé à l’université de Paris V. Il a été nommé inspecteur général de l’Education nationale en 1995 et directeur du CIEP (Centre International d’Etudes Pédagogiques) en 1998.
Depuis juillet 2000, il est recteur de l’académie d’Orléans-Tours. Il a également été président de la JPA et vice président du CCOMCEN.
Il a inscrit le mouvement des PEP dans une démarche novatrice de projet et d’évaluation.
 
 
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Michel Claeyssen (1934), président de 2000 à 2003

 
Successivement instituteur, inspecteur de l’Education nationale, directeur de l’Ecole Normal et inspecteur adjoint à l’IA, Michel Claeyssen devient inspecteur d’académie en 1983.
Commissaire national des éclaireuses et éclaireurs de France de 1966 à 1971, il est élu vice président de 1977 à 1980.
De 1968 à 1974, il siège au titre des mouvements des jeunes, au comité des programmes de la radio.
En tant qu’inspecteur d’académie, il préside successivement les associations départementales PEP de l’Orne et de la Seine Maritime.
A la Fédération générale des PEP, il a été chargé de mission pour l’élaboration du projet PEP 1996-2000.
Depuis 1996, il était secrétaire général des PEP et vice président de la JPA.
La Fédération des PEP - 5-7, rue Georges Enesco – 94026 CRETEIL CEDEX – Tél : 01.41.78.92.60
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