Statut :
La personne handicapée admise en ESAT n'a pas le statut de travailleur soumis au code du travail et n'a pas de contrat de travail, son licenciement est donc impossible.
La personne admise en ESAT doit signer avec celui-ci un contrat de soutien et d'aide par le travail. Elle peut bénéficier du congé de présence parentale et a droit à congés et à la validation des acquis de l'expérience.
Rémunération :
La personne accueillie en ESAT bénéficie d'une rémunération garantie déterminée par référence au SMIC, tenant compte du caractère de l'emploi (temps plein ou temps partiel). Cette rémunération lui est versée directement par l'ESAT.
L'ESAT reçoit en contrepartie pour chaque personne accueillie, une aide au poste, financée par l'Etat. Cette aide varie en fonction de l'importance de la rémunération versée à la personne accueillie, et du temps passé (temps plein ou temps partiel).
Intégration au milieu ordinaire de travail :
Les personnes accueillies au sein des ESAT peuvent, en fonction de leurs capacités et afin de permettre leur évolution vers le milieu ordinaire de travail, être mises à disposition d'une entreprise afin d'y exercer une activité à l'extérieur de l'établissement, tout en restant rattachées à leur ESAT.
Les ESAT peuvent accorder une aide à toute entreprise employant une personne issue de l'ESAT par le biais d'un CDD dans lequel l'employeur s'engage à assurer un complément de formation, un contrat d'accompagnement dans l'emploi ou un contrat initiative-emploi (aide accordée dans la limite d'une durée d'un an renouvelable deux fois).
Les personnes accueillies en ESAT et ayant bénéficié d'un tel contrat de travail en milieu ordinaire par la suite, se verront réintégrées de plein droit dans leur ESAT d'origine (ou un autre ESAT avec lequel une convention aura été passée à cet effet), en cas de rupture du contrat de travail.